La gravité des accidents nucléaires est évaluée sur l’échelle INES, équivalente à l’échelle ouverte de Richter pour les séismes. Jusqu’à présent les accidents les plus graves ont été notés 5 pour Three miles Island (US) et 7 pour Tchernobyl.
L’accident de Fukushima était en général évalué à 6, seul le Japon persistait à le classer 5. Ce mardi12/04/2011, l’agence de sûreté nucléaire nippone a rehaussé son niveau à 7, aussi grave que Tchernobyl qui est aujourd’hui la référence maximum.
La définition du niveau 7 est : « rejet majeur de matières radioactives avec des effets considérables sur la santé et l’environnement ».
Si le pire des scénarios devait encore se produire avec une fusion totale de l’un des cœurs et percement des enceintes de confinement, en particulier sur le réacteur 3 qui contient du plutonium, il faudrait sans doute inventer un niveau 8 !
Une pensée toutefois, pour tous les policiers, militaires, pompiers, techniciens et ingénieurs qui sacrifient sciemment leur vie pour éviter à tout prix cette ultime catastrophe
12 avril 2011.